MOUVEMENT ANARCHISTE DU CANADA/CANADIAN ANARCHIST MOVEMENT- QUÉBEC:DÉBAT SUR VIOLENCE/NON-VIOLENCE:@@@@@@@@@@Les mardis de la Anarchie est
un groupe de discussion
régulier tenue à
L'AgitéE au Québec tous les mardis.
Voici le sujet de cette semaine. ///
Anarchist Tuesdays is a regular discussion group held every Tuesday at
L'AgitéE in
Québec City. Here`s this week`s subject.
13 avril: Le fameux débat violence vs non-violence
Que
ce soit aux
mardis de l'anarchie,
dans des réunions d'organisation de manifestation
politique ou sur des blogues qui commentent les actions
des mouvements sociaux,
tôt ou tard,
surgit toujours un malaise
entourant la question
de la violence.
Cela révèle qu'un débat non
résolu persiste:
le fameux débat « violence » vs « non-violence ».
Souvent évité ou contourné pour limiter
les retraits de solidarité,
ce débat est
le plus
souvent tenu à mots
couverts et traité comme insoluble. En
caricaturant à
peine, on
s'imagine que chez les activistes,
il y a
deux camps
qui n'arriveront jamais à
se comprendre.
D'un côté les Blacks Bloc
et les insurectionnistes qui n'hésitent pas à
détruire ou endommager de la
propriété privée pendant
ou en
dehors des manifestations,
voir à
s'en prendre aux
flics ou même à
prôner le sabotage,
l'attentat à la
bombe ou l'assassinat politique,
se réclamant d'une tradition
anarchiste violente lointaine ou contemporaine. De
l'autre,
les activistes non
violents qui multiplient des tactiques qui peuvent être légales et illégales selon le contexte politique (marches,
pétitions,
tractage, sit-in,
théâtre de rue...)
s'inspirant beaucoup des mouvements sociaux des années 60
et 70. Non
seulement la
réalité n'est pas
si tranchée,
mais le caractère redondant de la question
dans plusieurs discussions collectives
démontre qu'il vaudrait peut-
être la
peine d'en parler autrement qu'en se campant dans une position
et en la
défendant.
C'est ce qui est
proposé cette semaine aux
mardis de l'anarchie.
Inspirée par
un chapitre du livre Anarchy Alive,
une discussion
sera animée autour des questions
suivantes:
qu'est-
ce que la violence?
Quelles sont les limites des différentes définitions qu'on peut en
donner?
Quels critères ou quels arguments nous
permettent de juger si la violence
peut être justifiée?
Quelles sont les limites de ces arguments? Est-
ce que l'expérience de la violence
peut être en
elle-
même libératrice ou radicalisante?
Quoi penser de la violence en
contexte de révolution ou d'insurrection armée?
Lectures
suggéréesCHURCHILL, Ward (1998), Pacifism as Pathology,
Arbeiter Ring Publishing
GELDERLOOS, Peter (2007), How non-violence protect the State, South End Press.
GORDON, Uri (2008). « Peace, Love and Petrol Bombs », Anarchy Alive. Anti-
Authoritarian Politics from Practice to Theory, Chapter 4, London: Pluto Press, pp. 78-108.
1.6_-_Violence.pdf
KURLANSKY, Mark (2008) Non-violence: The History of a Dangerous Idea, Random House, 203 pages.
LAKEY, George (2001), Nonviolent Action as the Sword that Heals
@@@@@@@@@@April 13: The famous debate violence vs. nonviolence
Whether it's anarchist Tuesdays
organizational meetings for political
demonstrations or on blogs that comment on the actions of social movements, sooner or later there always arises an
uneasyness surrounding the issue of violence. This shows that the unresolved debate persists: the famous debate of "violence" vs. "non-violence". Often avoided or bypassed to limit withdrawals of solidarity, this debate is most often kept veiled and treated as insoluble. As a
caricature one can imagine that among activists there are two camps who will never understand each other. On one side the Black Bloc and
insurectionnists who do not hesitate to destroy or damage private property during or outside of events, to be seen to take on the cops or even advocate sabotage, bombings or political
assassinations, claiming a distant or
contemporary violent anarchist tradition . On the other, nonviolent activists use multiple tactics that can be legal or illegal given the political context (marches, petitions, leafleting, sit-ins, street theater ...) very much inspired by the social movements of the 60s and 70s. Not only is reality not so clear
cut, but the redundant character of the issue in many collective discussions shows that it might perhaps be worthwhile taking about it other than planting oneself in a position and defending it.
That's what is proposed for this week's anarchist Tuesday. Inspired by a chapter of the book Anarchy Alive, a discussion will be moderated by the following questions: What is violence? What are the limits of the various definitions we can give? What criteria or arguments we can judge if the violence can be justified? What are the limits of these arguments? Can the experience of violence perhaps be liberating in itself or
radicalizing? What to think of violence in the context of revolution or armed
insurrection?
Suggested Reading
Churchill, Ward (1998), Pacifism as Pathology,
Arbeiter Ring Publishing
Gelderloos, Peter (2007), How Nonviolence Protect the State, South End Press.
GORDON, Uri (2008). "Peace, Love and Petrol Bombs" Anarchy Alive. Anti-
Authoritarian Politics from Practice to Theory, Chapter 4, London: Pluto Press, pp. 78-108.
1.6_-_Violence.pdf
Kurlansky, Mark (2008) Nonviolence: The History of a Dangerous Idea, Random House, 203 pages.
LAKEY, George (2001), Nonviolent Action as the Sword That Heals