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Monday, April 12, 2010


MOUVEMENT ANARCHISTE DU CANADA/CANADIAN ANARCHIST MOVEMENT- QUÉBEC:

DÉBAT SUR VIOLENCE/NON-VIOLENCE:
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Les mardis de la Anarchie est un groupe de discussion régulier tenue à L'AgitéE au Québec tous les mardis. Voici le sujet de cette semaine. /// Anarchist Tuesdays is a regular discussion group held every Tuesday at L'AgitéE in Québec City. Here`s this week`s subject.

13 avril: Le fameux débat violence vs non-violence


Que ce soit aux mardis de l'anarchie, dans des réunions d'organisation de manifestation politique ou sur des blogues qui commentent les actions des mouvements sociaux, tôt ou tard, surgit toujours un malaise entourant la question de la violence. Cela révèle qu'un débat non résolu persiste: le fameux débat « violence » vs « non-violence ». Souvent évité ou contourné pour limiter les retraits de solidarité, ce débat est le plus souvent tenu à mots couverts et traité comme insoluble. En caricaturant à peine, on s'imagine que chez les activistes, il y a deux camps qui n'arriveront jamais à se comprendre. D'un côté les Blacks Bloc et les insurectionnistes qui n'hésitent pas à détruire ou endommager de la propriété privée pendant ou en dehors des manifestations, voir à s'en prendre aux flics ou même à prôner le sabotage, l'attentat à la bombe ou l'assassinat politique, se réclamant d'une tradition anarchiste violente lointaine ou contemporaine. De l'autre, les activistes non violents qui multiplient des tactiques qui peuvent être légales et illégales selon le contexte politique (marches, pétitions, tractage, sit-in, théâtre de rue...) s'inspirant beaucoup des mouvements sociaux des années 60 et 70. Non seulement la réalité n'est pas si tranchée, mais le caractère redondant de la question dans plusieurs discussions collectives démontre qu'il vaudrait peut-être la peine d'en parler autrement qu'en se campant dans une position et en la défendant.

C'est ce qui est proposé cette semaine aux mardis de l'anarchie. Inspirée par un chapitre du livre Anarchy Alive, une discussion sera animée autour des questions suivantes: qu'est-ce que la violence? Quelles sont les limites des différentes définitions qu'on peut en donner? Quels critères ou quels arguments nous permettent de juger si la violence peut être justifiée? Quelles sont les limites de ces arguments? Est-ce que l'expérience de la violence peut être en elle-même libératrice ou radicalisante? Quoi penser de la violence en contexte de révolution ou d'insurrection armée?

Lectures suggérées
CHURCHILL, Ward (1998), Pacifism as Pathology, Arbeiter Ring Publishing

GELDERLOOS, Peter (2007), How non-violence protect the State, South End Press.

GORDON, Uri (2008). « Peace, Love and Petrol Bombs », Anarchy Alive. Anti-Authoritarian Politics from Practice to Theory, Chapter 4, London: Pluto Press, pp. 78-108.

1.6_-_Violence.pdf

KURLANSKY, Mark (2008) Non-violence: The History of a Dangerous Idea, Random House, 203 pages.

LAKEY, George (2001), Nonviolent Action as the Sword that Heals
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April 13: The famous debate violence vs. nonviolence


Whether it's anarchist Tuesdays organizational meetings for political demonstrations or on blogs that comment on the actions of social movements, sooner or later there always arises an uneasyness surrounding the issue of violence. This shows that the unresolved debate persists: the famous debate of "violence" vs. "non-violence". Often avoided or bypassed to limit withdrawals of solidarity, this debate is most often kept veiled and treated as insoluble. As a caricature one can imagine that among activists there are two camps who will never understand each other. On one side the Black Bloc and insurectionnists who do not hesitate to destroy or damage private property during or outside of events, to be seen to take on the cops or even advocate sabotage, bombings or political assassinations, claiming a distant or contemporary violent anarchist tradition . On the other, nonviolent activists use multiple tactics that can be legal or illegal given the political context (marches, petitions, leafleting, sit-ins, street theater ...) very much inspired by the social movements of the 60s and 70s. Not only is reality not so clear cut, but the redundant character of the issue in many collective discussions shows that it might perhaps be worthwhile taking about it other than planting oneself in a position and defending it.

That's what is proposed for this week's anarchist Tuesday. Inspired by a chapter of the book Anarchy Alive, a discussion will be moderated by the following questions: What is violence? What are the limits of the various definitions we can give? What criteria or arguments we can judge if the violence can be justified? What are the limits of these arguments? Can the experience of violence perhaps be liberating in itself or radicalizing? What to think of violence in the context of revolution or armed insurrection?

Suggested Reading
Churchill, Ward (1998), Pacifism as Pathology, Arbeiter Ring Publishing

Gelderloos, Peter (2007), How Nonviolence Protect the State, South End Press.

GORDON, Uri (2008). "Peace, Love and Petrol Bombs" Anarchy Alive. Anti-Authoritarian Politics from Practice to Theory, Chapter 4, London: Pluto Press, pp. 78-108.

1.6_-_Violence.pdf

Kurlansky, Mark (2008) Nonviolence: The History of a Dangerous Idea, Random House, 203 pages.

LAKEY, George (2001), Nonviolent Action as the Sword That Heals

Monday, April 05, 2010


MOUVEMENT ANARCHIST DU CANADA/CANADIAN ANARCHIST MOVEMENT-QUÉBEC:
HAITI AUJOURD'HUI/HAITI TODAY:


Les mardis de l'anarchie est un événement tous les mardis à LAgitéE (251 rue Dorchester, Québec, Québec) qui est "un événement d'échanges, de discussions et de débats abordant des thèmes libertaires chaque mardi à Québec"./// The Anarchist Tuesdays are an event every Tuesday at L'AgitéE (251 rue Dorchester, Québec City) that is "An event of exchanges, discussions and debates concerning libertarian themes every Tuesday in Québec).
Ce mardi///This Tuesday...
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6 avril: Rencontre avec l'Haïtien James Darbouze


"Quelques éléments pour penser les difficultés de la re-construction en Haïti, à partir d'une perspective populaire."

En Haïti, il y a un proverbe créole qui dit Se depi nan samdi pou nou konn kouman dimanch nou ap ye (C’est en regardant nos samedi que nous pouvons savoir comment seront nos dimanche).

Tous les éléments auxquels nous avons accès aujourd'huidepuis maintenant trois mois que le séisme du 12 janvier est passéindiquent que la re-construction d'Haïti n'aura pas lieu (analyses réalistes pragmatiques) ou du moins que, si elle doit avoir lieu (analyses optimistes), cela nécessiterait une véritable mobilisation des couches populaires défavorisées ouvrières et paysannes.

Partant du décalage entre les discours qui d’un coté, n’arrêtent pas de tonner que la re-construction ne pourra se faire sans une démarcation claire et nette avec les recettes traditionnelles (politiques néolibérales) et, de l'autre, les pratiques actuelles imposées par les bailleurs de fonds – dans le prolongement de celles qui ont lieu depuis plus de trente années –, nous allons essayer de réfléchir aux difficultés concrètes qui se posent pour la re-construction en Haïti.

James Darbouze, militant, doctorant en philosophie, travaille en Haïti, dans l’enseignement supérieur public notamment.

Mardi 6 avril à l'Agitée 251 Dorchester dès 20 heures.
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April 6: meeting with Haitian James Darbouze


"Some matters for thought to suggest the difficulties of re-building in Haiti, from the perspective of the people."

In Haiti, there is a Creole proverb that says Se depi nan pou nou Konn Kouman saturday sunday new ap ye (In looking at our Saturday that we can know how our Sunday will be).

All items available to us today - now three months since the earthquake of January 12 is past - indicate that the re-construction of Haiti will not happen (a realistic, pragmatic analysis), or at least that, if should take place (optimistic analysis), this would require a genuine mobilization of the lower classes, the disadvantaged workers and peasants.

Beginning at the gap between the discourse that on the one hand, does not stop to thunder that the re-construction will not be done without a clear-cut demarcation with traditional recipes (neoliberal policies) and on the other hand, practices current imposed by donors - in line with those held for more than thirty years - we will try to reflect on the practical difficulties that arise for re-building in Haiti.

James Darbouze, activist, PhD in philosophy, working in Haiti, in particular in public higher education.

Tuesday, April 6 at L'AgitéE 251 Dorchester at 8:00 pm.